Sites historiques

Le Monument aux Morts

Découvrez l’histoire du Monument aux Morts de notre commune réalisé par le sculpteur poitevin Albert Désoulières grâce à l’article « Patrimoine et inventaire de Nouvelle-Aquitaine – site de Poitiers » rédigé par la région Nouvelle-Aquitaine :

https://inventaire.poitou-charentes.fr/operations/statuaire-publique/347-decouvertes/1067-14-18-des-monuments-aux-morts-realises-par-les-sculpteurs-poitevins-albert-desoulieres-et-delphin-pelletier

 

Le Four à Chaux de Ribière

 

Le four à chaux ou chaufour est un four destiné à transformer le calcaire en chaux et ou l’ont cuit la céramique… sous l’action du feu.
Ouvrage vertical fixe, en maçonnerie, ouvert par le haut, ou horizontal et rotatif.
Les ouvriers qui l’actionnaient étaient appelés « chaufourniers ».
Les fours à chaux étaient d’imposants fours, de forme cylindrique et avaient une large paroi intérieure le plus souvent revêtue de briques.
Grâce à la pierre calcaire qui était réduite en petits morceaux, on pouvait réaliser de la chaux.
Le four était alimenté par son ouverture située en haut (appelée le gueulard) dont une rampe permettait le plus souvent l’accès.

 

Les chaufourniers alternaient les lits de pierre et de charbon pour le remplir au maximum, et du bois était apportée au pied du bâtiment pour assurer la mise à feu.
Le chaufournier devait alors toujours maintenir une température entre 800 et 1000 degrés tout en gardant le four rempli au maximum et le réapprovisionnent en pierre calcaire et devait également entretenir le feu.
Une fois que la cuisson était faite, la chaux était récupérée grâce à une ouverture basse du four appelé l’ébraisoir.
La chaux vive était alors éteinte dans une fosse adjacente à l’aide d’une grande quantité d’eau, le plus souvent à l’aide de canalisations provenant d’une rivière voisine.
La chaux éteinte était par la suite placée dans des barils avant d’être utilisée en maçonnerie.

 

L’extraction des blocs de calcaire.
Les fronts de taille étaient exploités par palier, de haut en bas. L’extraction des pierres à chaux, destinées à être calcinées, n’exigeait pas autant de précaution que celle des pierres destinées à la taille.
Pour cette raison, on n’hésitait pas à utiliser la poudre. Cette dernière était placée dans des trous préalablement creusés à intervalles réguliers, à laide d’une barre à mine ou d’un pic. L’explosion entraînait le décrochement de blocs de calcaire informes et de débris.

 

La mise en forme et le transport.
A l’aide d’une masse, les blocs étaient réduits en pierres de quelques dizaines de centimètres environ.
Chargées dans des hottes ou des charrettes, ces dernières étaient ensuite acheminées par les rampes d’accès jusqu’au haut du four (le gueulard).

 

 

Le Lavoir de Comméré

 

La naissance des lavoirs
Longtemps la lessive s’est faite au bord de la rivière sur une pierre inclinée ou une simple planche et sans  abri.
A la fin du XVIII ème siècle un besoin d’hygiène croissant se fait sentir, en réaction de la pollution industrielle et des épidémies qui ont vues les premières constructions de lavoirs.
Cela s’est accentué avec la loi du 3 février 1851 qui vote un crédit spécial pour subventionner à hauteur de 30 % la construction des lavoirs.
Certains confèrent au lavoir l’allure d’un petit temple ou s’incarne la part des lavandières elles-mêmes dont la tâche répétitive et souvent épuisante se trouvent valorisée, presque sacralisée, par un édifice remarquable.

 

Les cancans du lavoir
Témoins des grands et petits moments de nos villages, les lavoirs évoquent le souvenir d’une époque révolue et rappellent le dur labeur de nos grands-mères.
Le lavoir est un lieu éminemment social dans chaque village. C’est l’endroit ou les femmes se retrouvaient une fois par semaine ou plus et ou l’on échangeait toutes les dernières nouvelles du village voir de la région.

 

L’abandon des lavoirs
L’utilisation des lavoirs a été progressivement abandonnée au XX ème siècle. Le lavoir a laissé la place à la machine à laver, bien plus pratique à partir de 1950.

 

Qui se souvient des « laveuses » ?
Désormais dans les lavoirs désertés, il n’a plus que le bruit de l’eau. Elle chantonne dans le volume, sans plus jamais être tressé de voix et de regards, elle court de bac en bac, limpide, et n’emporte plus de traînes savonneuses.

 

La lessive
La lessive se faisait à la cendre de bois, celle de chêne et de châtaignier était évitée car sa forte teneur en tanin pouvait tacher le linge.
Des boules de bleu plongées dans l’eau de rinçage rendaient le linge d’un blanc étincelant.
Des racines de saponaire (plante dont les racines ont la propriété de faire mousser l’eau) jouaient le rôle d’assouplissant. Parfois des rhizomes (tige souterraine de certaines plantes) d’iris servaient à parfumer la lessive.

 

Le Pigeonnier

 

Les fonctions d’un pigeonnier (colombier)
Un colombier était à l’époque féodale un édifice destiné à loger et à élever des pigeons. Le colombier, lointain héritier du columbarium romain, est nommé plus souvent pigeonnier depuis le dix-huitième siècle.
L’intérieur du pigeonnier, espace imparti aux pigeons, est divisé en nichoirs appelés boulins. Chaque boulin est le logement d’un couple de pigeons. Ces boulins peuvent être en pierre, brique ou torchis et installés lors de la construction du pigeonnier.

 

Avant la révolution  française, la possession d’un pigeonnier était un droit seigneurial. Le pigeonnier était un signe extérieur de richesse. En effet, sa grandeur dépendait de la superficie en culture de céréales   du domaine. Ainsi, un trou de boulin (niche à pigeon) correspondait à un arpent de terre, soit environ un demi hectare (cette valeur varie quelque peut d’une région à une autre).

 

Dans la pratique, le pigeonnier était utile à plusieurs choses :
– La production de pigeonneau dont la chair était très prisée.
– La production d’un excellent engrais (la colombine) pour le potager notamment, les pigeons étaient vus comme une catastrophe par les cultivateurs, en particulier au moment des semailles. Il était donc nécessaire d’enfermer les pigeons dans le pigeonnier lors des semis agricoles, en obstruant les ouvertures du pigeonnier.
– Les pigeons servaient également au dressage des faucons pour la chasse.